Montchamp, cet exemple

26/11/2010 11:39 par dlr14ème_62

  • Montchamp, cet exemple

    Montchamp, cet exemple

    26/11/2010 11:39 par dlr14ème_62

La trahison décomplexée et supersonique a trouvé son icône

 

par David Desgouilles

 

 

Je me demande si nous n’avons pas un peu trop incité Nicolas Dupont-Aignan à viriliser son discours. L’autre jour, lorsqu’il a accusé Marie-Anne Montchamp de se livrer à de la prostitution politique, il n’a peut-être pas été très inspiré . Il est candidat à l’élection présidentielle et le destin de cette dame ne devrait provoquer chez lui que de l’indifférence. Cependant, cette assertion n’est dénuée de réalité, bien au contraire.

 

Il y a deux ans, j’avais écrit un billet au vitriol expliquant le dégoût que m’inspirait ce genre de trahison. Je n’ai pas changé d’avis. Mais prenons du recul. Marie-Anne Montchamp, la mal prénommée, constitue un exemple. Quelle efficacité pédagogique pour expliquer aux enfants ce que la politique est devenue ! Finalement, je me demande s’il ne faudrait pas, au contraire, la remercier.

 

Qu’on ne me taxe pas ici de naïveté. La trahison a toujours existé et je n’ai même pas été payé pour le savoir1. Seulement, lorsque Jacques Chirac soutient Giscard et devient le traître aux yeux des chabanistes et barons du gaullisme, il le fait avec des raisons politiques 2. Et elles tiennent debout. Et il le fait avec un tempo permettant une lisibilité aux électeurs. Pareil constat pour Nicolas Sarkozy qui passe de Chirac à Balladur en 1993-1994. Même les zig-zags d’Arnaud Montebourg à l’intérieur du Parti Socialiste revêtent une pédagogie pour les militants, une élégance dans le geste3 qui ménagent les apparences. Et les apparences, je suis désolé, cela ne compte pas pour des prunes.

 

Ce qui frappe dans la manière dont Madame Montchamp a rejoint le gouvernement alors qu’elle était la porte-parole de Dominique de Villepin, c’est le côté décomplexé. Et la rapidité supersonique. Voici une dame qui participe au printemps dernier à la création d’un mouvement, République Solidaire, qui a pour but de faire de l’ancien premier ministre l’alternative à un Président de la République considéré comme un usurpateur. Voilà une député pendue à son téléphone de cet été à début novembre pour harceler quelques députés non inscrits afin de les convaincre de rejoindre un groupe parlementaire putatif à base villepiniste, et usant pour cela de termes choisis pour qualifier le Président et sa politique. Et qui finit par accepter un secrétariat d’Etat4 au premier coup de louche sur la casserole de soupe. En cela, Madame Montchamp rend service aux étudiants en sciences politiques des années 2020-2030. Sujet: le début du siècle, règne de l’ambition dérisoire et décomplexée. Appuyez votre démonstration par des exemples.

 

Marie-Anne Montchamp nous rend un autre service. Depuis qu’on a voulu instaurer la parité et qu’on nous expliquait parallèlement que la politique avait besoin du désintéressement, du goût des idées forcément privilégiées par les esprits féminins par rapport aux brutes masculines, guidées par leur surcroît de testostérone, comme dirait Madame Lagarde, on attendait l’exemple, la preuve par neuf, qu’il ne s’agissait là que de calembredaines. Grâce à Marie-Anne, on a l’exemple idéal pour illustrer ce que l’on savait déjà, notre goût pour l’universel ne s’étant pas affaibli avec les années et l’expérience : les femmes savent aussi se comporter en crapules.

 

Grâce à Montchamp, les militants de tous les partis politiques qui font les marchés chaque semaine et qui se font insulter, auxquels on renvoie à la figure d’un geste éloigné de celui, auguste, du semeur, un tract si courtoisement proposé, peuvent mettre un visage sur les raisons de leur souffrance hebdomadaire.

 

Qu’on ne se méprenne pas ! Marie-Anne Montchamp n’est pas la cause des quarante à cinquante points d’abstention qui caractérisent la plupart de nos scrutins. Mais elle en constitue, à coup sûr, la figure la plus emblématique en cet hiver 2010. Cela durera le temps que cela voudra bien durer. Il semble bien que ce genre de personnage ne soit pas isolé dans ce qu’on appelle pudiquement les grands partis à vocation majoritaire. Il ne faudra peut-être pas attendre beaucoup afin que Montchamp retourne dans l’anonymat que son peu de talent mérite pour laisser place à un ou une autre ambitieux(se) décomplexé(e).

 

  1. Quel con !

     

  2. Qui ne sont certes pas les siennes mais celles du duo Juillet-Garaud.

     

  3. Souvenez - vous La Rochelle à l’été 2009 et ce pauvre Moscovici laissé à quai en quelques minutes par le jeune lion bourguignon déjà au service de Martine Aubry. De l’art, messieurs-dames.

     

  4. Ne me demandez pas de quoi elle est secrétaire d’Etat. Pas du chou farci en tout cas. Je m’en souviendrais. J’adore ce plat.

     

 

Tramway : réunion publique

25/11/2010 16:06 par dlr14ème_62

  • Tramway : réunion publique

    Tramway : réunion publique

    25/11/2010 16:06 par dlr14ème_62

Réunion publique concernant le tramway. Celle - ci se déroulera à la salle des fêtes d'Hénin Beaumont à 19H00.

L’horreur irlandaise

25/11/2010 16:02 par dlr14ème_62

  • L’horreur irlandaise

    L’horreur irlandaise

    25/11/2010 16:02 par dlr14ème_62

Dans quelques décennies, des économistes se pencheront sans doute avec horreur sur le cas de l’Irlande, ce petit pays passé du statut d’exemple des politiques néolibérales à celui de membre des PIIGS, contraint d’enchaîner des politiques d’austérité absurdes de plus en plus violentes.
L’exemple devenu paria
Il y a à peine quelques années, l’Irlande était montrée comme un exemple à toute l’Europe, avec ses taux de croissance dignes des pays asiatiques, et son PIB / habitant qui était devenu un des plus hauts du monde. Il faut dire que le pays avait suivi le manuel néolibéral à la lettre, en pratiquant le dumping fiscal (12.5% d’impôt sur les sociétés contre plus de 30% en France) et en suivant le mouvement global de libéralisation des marchés financiers. Mais cette belle croissance était un mirage…
En effet, elle reposait aussi sur le passage à l’euro. L’Irlande a « bénéficié » pendant des années d’une politique monétaire totalement inadaptée à sa situation. Le niveau trop bas des taux d’intérêt, conséquence de la monnaie unique, a provoqué un excès d’investissements qui s’est transformé en une gigantesque bulle qui a éclaté en 2008. Si l’Irlande avait conservé sa monnaie, elle aurait sans doute eu des taux plus élevés, moins de croissance avant 2008 mais elle aurait évité la crise actuelle.
Une crise particulièrement grave
La conjugaison d’une imposition faible (qui a poussé beaucoup de banques à s’y établir), avec des taux d’intérêts faibles (imposés par l’euro) était un cocktail explosif qui a abouti à une bulle financière monumentale, soldée par une crise extrêmement violente (le PIB a reculé de 10% de 2007 à 2009). Le pays court le risque d’une déflation comparable à la Grande Dépression des années 30 : la crise a créé des déficits, mais l’austérité budgétaire entretient la crise, et donc les déficits...
Résultat, le chômage s’envole (plus de 13% contre 4% il y a quelques années). Le déficit a atteint 14% en 2009 et dépassera les 30% cette année du fait d’une aide exceptionnelle pour les banques. La dette, encore limitée par rapport aux autres pays européens l’an passé (64% du PIB), va approcher le niveau du PIB dès la fin de l’année. C’est ce qui a mené à la crise financière des dernières semaines, à l’annonce du « plan de soutien » international et d’un nouveau plan d’austérité.
Des saignées successives
Les plans de rigueur successifs agissent comme les saignées pratiquées au Moyen-Age sur les malades. Elles affaiblissent le malade sans le guérir le moins du monde. Le nouveau plan démontre toute la perversité du modèle irlandais puisque la population subit une double peine : baisse des revenus (le SMIC va baisser de 11%, les prestations sociales sont coupées) et hausse des impôts (la TVA passe à 23%). Tout cela alors que l’impôt sur les sociétés ne bouge pas et pour financer les banques !
L’Irlande nous donne l’exemple d’une exploitation inique de l’homme au profit des multinationales. Car les grandes entreprises ne vont pas contribuer à l’effort pour rembourser les créanciers du pays. Ce sont uniquement les citoyens qui vont le faire. Et certains, coincés entre une baisse de leurs revenus et une augmentation des impôts risquent de perdre leur logement. Il faut noter qu’en dehors de l’euro, une dévaluation aurait permis à l’Irlande d’éviter la baisse des salaires…
Oui, ce qui se passe en Irlande est grave. Voici un pays qui démontre que le système économique actuel est aussi inefficace, qu’injuste et instable. Pire, quand vient la catastrophe, il devient encore plus injuste puisque ce sont les petits qui paient pour protéger les gros. Bienvenue dans la loi de la jungle. 
Laurent Pinsolle
 
 

Droit dans le mur

25/11/2010 15:54 par dlr14ème_62

  • Droit dans le mur

    Droit dans le mur

    25/11/2010 15:54 par dlr14ème_62

Le discours de François Fillon à l’Assemblée Nationale aujourd’hui ne s’adressait en vérité pas aux Français mais seulement aux députés UMP.
L’objectif du Premier Ministre était simple : conforter son ascendant sur sa majorité pour peser davantage face au Président de la République.
Le discours était simple : on continue, on accélère et on accélère dans le mur.
Autosatisfaction sur les trois dernières années et mythification de la réforme pour la réforme. Le tout enrobé de platitudes sur l’intérêt général et la Nation.
Deux contradictions majeures entachent ce discours :
- Tout d’abord, comment revendiquer la poursuite d’une politique qui a échoué ? - Ensuite, comment penser obtenir des résultats sur le front de la croissance et de l’emploi alors même que le Gouvernement revendique sa soumission à l’égard de l’Europe de Bruxelles et de l’Allemagne ?
Je n’arrive pas à savoir si François Fillon est sincère ou cynique. Comment peut-il croire à sa politique alors même que la France est piégée par un euro cher qui épuise ses forces industrielles ?
Je ne suis plus le seul d’ailleurs à le dire, comme en témoigne le remarquable article d’Yves de Kerdrel dans le Figaro d’hier.
Quand on pense que le Premier Ministre se réclame encore de Philippe Seguin, on ne peut que tomber de sa chaise.
Ne remettant pas en cause la politique suicidaire de la Banque Centrale Européenne, le Gouvernement ne peut qu’enfoncer le pays, par ses mesures de rigueur, dans la récession et donc nourrir la colère populaire.
Ce n’est pas en se donnant des postures de père la rigueur sans avoir les moyens de sa politique, que le Gouvernement réussira.
Voilà pourquoi, en conscience, je n’ai pas voté la confiance.
NDA
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Droit-dans-le-mur


Euro : question au gouvernement

24/11/2010 23:10 par dlr14ème_62

  • Euro : question au gouvernement

    Euro : question au gouvernement

    24/11/2010 23:10 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xfr3tc_euro-question-au-gouvernement_news

Sortie de l'Euro : Débat Dupont-Aignan / Benhamias

24/11/2010 23:05 par dlr14ème_62

  • Sortie de l'Euro : Débat Dupont-Aignan / Benhamias

    Sortie de l'Euro : Débat Dupont-Aignan / Benhamias

    24/11/2010 23:05 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xfr3ea_sortie-de-l-euro-debat-dupont-aignan-benhamias_news

Dupont Aignan candidat de la sortie de l'euro

24/11/2010 23:00 par dlr14ème_62

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    Dupont Aignan candidat de la sortie de l'euro

    24/11/2010 23:00 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xfq2g4_dupont-aignan-candidat-de-la-sortie-de-l-euro_news

Les 4 verités

24/11/2010 22:57 par dlr14ème_62

  • Les 4 verités

    Les 4 verités

    24/11/2010 22:57 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xflwsc_les-4-verites_news

DSK, le taliban de la globalisation

24/11/2010 19:21 par dlr14ème_62

  • DSK, le taliban de la globalisation

    DSK, le taliban de la globalisation

    24/11/2010 19:21 par dlr14ème_62

 

Alors que tous les travers de la déréglementation et de la construction européenne sont aujourd’hui exposés en Irlande, Dominique Strauss-Kahn a proposé la semaine dernière d’aller encore plus loin dans cette voie, au mépris des nations et de la démocratie.

Sus aux Etats-nations !

Alors que les gaullistes arrivent à concilier la culture internationaliste Française avec un fort attachement à la patrie, chez les socialistes, cet internationalisme semble aller de pair avec une volonté d’effacer les Etats-nations. Le patron du FMI développe un agenda politique assez stupéfiant : unification du marché du travail, allongement de la durée du travail, recours à l’immigration pour compenser la démographie continentale, transferts de pouvoir vers la Commission, impôt européen…

Il soutient ainsi « qu’il est temps de changer de cap. Le centre doit prendre l’initiative dans tous les domaines clé pour assurer le destin commun de l’Union, notamment en matière de politique financière, économique et sociale. Les pays doivent être disposés à céder plus d’autorité au centre ». Il propose « la création d’une autorité budgétaire centralisée aussi indépendante politiquement que la BCE. L’autorité fixerait les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouerait les ressources ».

S’il reconnaît que sa proposition est « audacieuse » et « peu probable dans un avenir proche », il précise qu’il veut « ôter la responsabilité principale du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles au Conseil (afin) de réduire le risque que des intérêts nationaux étroits interfèrent avec la mise en œuvre effective des règles communes » et propose que ce soit la Commission Européenne qui jouent ce rôle tout en lui donnant de nouvelles ressources par un impôt européen.

La démocratie entre parenthèses

Fort heureusement, ces propositions sidérantes n’ont quasiment aucune chance d’être mise en place, même si Dominique Strauss-Kahn était élu à la présidence de la République. L’Allemagne, comme le montre l’arrêt de sa Cour Constitutionnelle, refusera sans nul doute ce coup de force supranational. Et ce n’est pas la très souverainiste Grande-Bretagne qui pourra accepter un tel coup de force en faveur de bureaucrates apatrides. Mais tout ceci est doublement révélateur.

Tout d’abord, cela montre à quel point Dominique Strauss-Kahn est à côté de la plaque. Alors que cette crise a mis en lumière les dangers de la déréglementation, ce « socialiste », ne propose rien pour corriger ses excès, et se concentre sur l’organisation des pouvoirs. Les seules propositions de fond sont une volonté d’allonger la durée du temps de travail ainsi qu’une uniformisation des marchés du travail dont on se doute qu’elle ne se ferait pas par le haut ou sur les normes Françaises…

Mais pire, cela révèle le penchant profondément anti-démocratique de ces élites social-démocrate-chrétiennes. En effet, Dominique Strauss-Kahn propose très clairement une mise entre parenthèse de la démocratie puisqu’après la politique monétaire, ce serait la politique budgétaire qui serait totalement retirée de la tutelle des hommes politiques, et donc du choix démocratique des peuples. Les élections ne serviraient alors qu’à choisir qui inaugurerait les chrysanthèmes.

Merci Dominique Strauss-Kahn ! Merci de montrer de manière transparente le fond de la pensée d’une certaine élite politique qui veut mettre entre parenthèse la démocratie pour imposer un agenda néolibéral puissamment inégalitaire. Nous saurons pourquoi nous nous battrons contre vous.

Merci à Charles, à qui j’ai en partie emprunté le titre dans un de ses commentaires postés sur Facebook.

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

Sarkozy à des journalistes: «Amis pédophiles, à demain»

24/11/2010 10:03 par dlr14ème_62

  • Sarkozy à des journalistes: «Amis pédophiles, à demain»

    Sarkozy à des journalistes: «Amis pédophiles, à demain»

    24/11/2010 10:03 par dlr14ème_62

Sarkozy à des journalistes: «Amis pédophiles, à demain»

sarko-otanLes «nouveaux habits» du président Sarkozy n’auront pas tardé à se déchirer en lambeaux. Pourtant, cette fois, après son intervention télévisée du 16 novembre, c’était sûr, c’était la bonne. «Plus calme», «plus modeste», «assagi», «au-dessus de la  mêlée»: l’homme se fondait enfin pleinement dans la fonction.

 

La fiction aura duré trois jours, le temps que l’affaire Karachi le rattrape. Vendredi 19 novembre, en déplacement à Lisbonne pour le sommet de l’OTAN, une trentaine de journalistes français attendent que le conseiller diplomatique de l’Elysée, Jean-David Levitte, vienne leur parler en off. Mais c’est le président de la République lui-même qui se présente. «Approchez, approchez», le président use d’un micro pour se faire mieux entendre, et commence à discourir de l’OTAN, des otages français, de la situation économique. Puis un journaliste ose poser une question sur Karachi.
Le président commence relativement calmement, reprenant presque mot pour mot le communiqué de presse envoyé précédemment par Claude Guéant  dans lequel il est dit que « Nicolas Sarkozy est victime d’une rumeur malveillante et d’allégations calomnieuses qui ne reposent sur aucun commencement de preuves». Le président ajoute que «la presse raconte n’importe quoi». Mais quand il lui est rappelé que son nom figure notamment dans des documents montrant qu’il a donné son aval à la création d’une société-écran luxembourgeoise par laquelle transitaient les commissions, il «pète les plombs» selon de nombreux journalistes présents en s’adressant à celui qui a osé lui poser la question.
«Qui vous a dit ça ? Vous avez eu accès au dossier ? Charles Million a une intime conviction. Et si moi j’ai l’intime conviction que vous êtes pédophile ? Et que je le dis en m’appuyant sur des documents que je n’ai pas vus…»
«Survolté», «hors contrôle», le président ne s’arrête plus. Sa diatribe dure une dizaine de minutes, pendant lesquelles, à plusieurs reprises, il reprend la comparaison. Finalement, il clôt son intervention, tourne les talons et s’en va en déclarant: «Amis pédophiles, à demain.»
Les journalistes français se regardent interloqués, notamment les «journalistes diplomatiques», qui n’ont pas l’habitude des dérapages du président. Dix minutes plus tard, l’entourage de Nicolas Sarkozy revient, conscient de l’énormité du discours, et insiste lourdement: «C’était du off, rien que du off.» Le micro du président était toutefois branché à une console. Plusieurs journalistes ont la possibilité de faire fuiter les sons, ils préféreront «les écraser»: «Tout le monde est off ou personne n’est off», nous ont expliqué certains d’entre eux.
Le lendemain, lors d’une conférence de presse officielle, Nicolas Sarkozy répondra de façon plus posée à la question d’un journaliste sur le sujet. Mais sans apporter de réponses précises. Ni dissiper le malaise apparu dès sa première intervention publique sur le sujet, le 19 juin 2009, à Bruxelles.
Michaël Hajdenberg
http://www.gaullisme.fr/?p=10757